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Jaune
Les couleurs primaires
S’accordant bien à mon esprit,
Le jaune libère
Mes sens et il me réjouit.
Mais pas le béjaune,
Foie blanc, naïf, bleu encore vert,
Ni le traître jaune
Aux grèves rouges de colère.
Bien des astronomes
S’intéressent aux naines blanches,
Mais peu au Nain Jaune.
Sur l’énergie noire ils se branchent.
Quand d’aucuns préfèrent
Géantes rouges, astres distants
Et ces trous de vers,
Ces trous noirs qui semblent troublants
Mon crayon jaune a bonne mine / Car il se taille à pas feutrés
La flavescence s’illumine / Je vais tout gouacher.
Les mouettes bretonnes
Sur un pétrolier déversoir
Vont-elles rire jaune ?
Ou pleurer ? Ou se marrer noir ?
L’orange est bizarre
C’est du jaune un brin trop foncé ;
Comme ces chauffards
Fonçant à l’orange, pressés.
L’idole des jaunes
Dont le foie a beaucoup vieilli,
Troué comme l’ozone
Fait qu’on le surnomme « Jauni ».
Pastis dans un grand verre,
Ça se trouble en se diluant ;
Un « jaune », c’est bien clair,
Vaut bien gros rouge ou petit blanc.
Fleuve Jaune, Mer Rouge, Côte d’Or / Pot au Noir charrient des histoires
En Côte d’Azur je dévore / Le dernier Fleuve Noir
Fleuve Jaune, Mer Rouge, Côte d’Or / Pot au Noir charrient des histoires En Côte d’Azur je dévore / Le dernier Fleuve Noir
Pièces roses ou noires
D’Anouilh devenues obsolètes
Sont moins dérisoires
Que pièces jaunes de Bernadette.
Ringo avait des fans ;
Paul, Georges et John furent copains ;
Joan Baez avec Dylan ;
Gilles et John sont sur les ronds-points
Le ton du cycliste détonne / Sur le Tour qui touche à sa fin
Celui qui porte maillot jaune / Siffle son air serin.
Si la fièvre jaune
Effraye plus que la roséole,
Le bleu (l’hématome),
La fièvre pourpre, on en rigole.
Si sombre est mon humeur,
Si le blues et l’ennui m’assomment,
Chercherai mon bonheur
Dans mon arc-en-ciel monochrome.
Trouverai mon bonheur Dans mon arc-en-ciel monochrome.
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